HOMMAGE à JOSEPH NDIAYE
 
 
J'avais été trés impressionné par cet homme que je n'ai connu que par reportages télés. Mais a travers l'écran respirait sa force, son courage, et le combat de sa mission. Un immense respect pour cet homme qui n'aurait jamais dû a avoir faire ce qu'il a fait.....
Simon FOUCAULT
Samedi 7 février 2009

 

Je reçois de multiples appels du Sénégal m'annonçant le décés du conservateur de la maison des esclaves de l'île de Gorée ; je suis très triste... J'ai eu la chance de le rencontrer à plusieurs reprises au Sénégal, de l'inviter à Toulon lorsque j'ai organisé avec mes amis sénégalais et antillais un forum sur la négritude. Les associations de Marseille m'ont invitée en 2003 alors que sa venue était prévue et je lui ai rendu un vibrant hommage (voir ci-dessous).
La dernière fois que je l'ai vu à la maison des esclaves (avril 2007), il m'accueillait chaleureusement, espérant revenir à Toulon (il voulait revoir la caserne Grigan transformée). Il m'avait raconté qu'il allait en Martinique pour l'anniversaire d'Aimé Césaire en juin et qu'il était heureux de cette invitation....
Monsieur Joseph Ndiaye était un personnage ; il savait avec talent faire revivre cette triste histoire de l'esclavage. Il voulait faire reconnaitre que la traite négrière est un des plus grands et plus longs génocides que l'humanité ait connu.
Je présente à tous les sénégalais de la région, mes très sincères condoléances.
Chantal Blondel
Samedi 7 février 2009
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Joseph N'diaye a voué tous ses jours vivant à cette cause pour que l'on se souvienne, pour que l'homme devienne meilleur et que les erreurs et les crimes ne se reproduisent...
Je suis profondément touchée par sa disparition.
Dieu le garde
Mathilde RAMOS
Dimanche 8 février 2009

 
Un grand homme s'en va...une perte pour L'HUMANITE mais sa grande HUMILITE lui a permis d'assurer sa relève.....et le travail commence.
Merci monsieur N'Diaye
Eléonore GOMIS
Dimanche 8 février 2009
 
Nous avons tous rencontré ou fait le projet de rencontrer Joseph Ndiaye à Gorée.
Personnellement je ne l'avais pas encore rencontré. Cette nouvelle pèse lourdement sur mon coeur, j'ai l'impression de perdre un être cher. C'est sans doute parce qu'il était le gardien de la mémoire de nos ancêtres, qui ont été séparés avant d'être amenés aux Amériques. Nous y sommes tous cousins.
Depuis 2008 il y a beaucoup d'événements marquants : mort d'Aimé Césaire, Mort de Myriam Makeba, 40ème anniversaire de la mort de Martin Luther King... à présent la mort de Joseph Ndiaye... Toutes ces personnes ont lutté sans violence pour la paix dans le monde.
Mona GEORGELIN
Dimanche 8 février 2009
 

Je viens de prendre connaissance du décès du conservateur de la maison des esclaves de l’île de Gorée, le Grand Monsieur Boubacar Joseph NDIAYE. Nous savons qu’inéluctablement, un jour, l’existence se termine pour chacun d’entre nous. Ces quelques mots ne modifieront pas ce triste état de fait.
Pourtant je tiens à exprimer ma compassion.
Je partage la douleur des proches, mais les mots me manquent pour l’exprimer pleinement.
Sachez que sa mémoire continuera à animer nos existences.
Noëlly KIBAU EBIATSA
Lundi 9 février 2009

 
Loin de nos yeux, là-bas, dans l’île de triste mémoire, il est mort Joseph.
Papa N’Diaye a fermé ses yeux et la vie de Joseph est entrée dans l’Histoire. L’oeuvre de sa vie ? Notre mémoire !
En oeuvrant au cœur de la souffrance passée, il a donné les clés de la renaissance à ceux qui voulaient savoir et retrouver cette partie d’eux-mêmes ; à ceux qui faisaient le pèlerinage sur la terre-mère comme un retour au bercail.
Il disait avec pudeur, les corps malmenés par les chaînes, les larmes qui coulent sans bruit, les cris de douleur qui transpercent les âmes ! Il savait dire avec dignité les souffrances de celles et ceux emportés loin de Mama Africa sur cette mer dont tant avaient peur, cette mer qui pour beaucoup s’est transformé en linceul…
Le chant des âmes tourmentées dont l’île à jamais résonne ! A ces voix du passé s’ajoute aujourd’hui celle d’un grand Monsieur qui donnait au mot Nègre toute la fierté que l’on peut y trouver quand comme lui on préfère être Nègre que Noir.
Comme il disait, je préfère que l’on m’appelle Nègre que Noir car, noir est une couleur alors que Nègre est "ma race".
Un poète nous a quitté. Le gardien de notre histoire s’en est allé rejoindre Kunta, Aimé, Toussaint, Solitude… et tous ceux qui ont été victimes de ce crime contre l’Humanité que fut l’esclavage.
Ensemble, au paradis des âmes nobles ils vont refaire le monde mais hélas, nous n’en profiterons pas.
Adieu Monsieur N’Diaye, fasse Yémanja que votre esprit survive à jamais dans l’île du souvenir.
Patricia SANNOM
Lundi 9 février 2009
 
 
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Photos : Antoine Kahn