Samedi 19 mai 2012 à 17h30

Conférence débat avec Joëlle Gardes

Olympe de Gouges, parcours d'une résistante

Rencontre animée par Lucie Cassand et Elodie Giraud-Girard du CPPME.
Centre d'animation Dugommier
12, boulevard Dugommier
13001 Marseille
Entrée libre et gratuite
La conférence sera suivie d'une séance de dédicace et d'un cocktail

   
   

Joëlle Gardes est née en 1945 à Marseille, et en dehors de trois années passées à Paris, lorsqu’elle était élève de l’ENS, et de quelques mois de détachement à Tunis, elle a toujours vécu dans le Sud. Après avoir enseigné à l’université de Provence, à Aix-en-Provence, où elle a dirigé pendant dix ans la Fondation Saint-John Perse, elle est depuis 2006 Professeur à Paris IV-Sorbonne. Spécialiste de grammaire, poétique et rhétorique, elle a publié de nombreux articles et plusieurs ouvrages sur le langage, mais consacre de plus en plus de son temps à l’écriture personnelle. Elle est membre du conseil de rédaction des revues de littérature et poésie Phoenix (qui a succédé à Autre Sud) et Place de la Sorbonne. Son ouvrage Olympe de Gouges. Une vie comme un roman a été publié en 2008 aux Éditions de l’Amandier. www.joelle-gardes.com

 
 

D’Olympe de Gouges, la postérité a surtout retenu le rôle de militante au service de la liberté et de la justice. Mais c’est dans son existence même qu’elle tenta de mettre en pratique ses principes. Des trois pouvoirs, amoureux, littéraire et politique qu’elle tenta de conquérir, parce qu’elle pensait que les femmes aussi y avaient droit, aucun ne lui fut reconnu. Ne lui fut accordé que celui de mourir sur l’échafaud comme un homme...

Olympe de Gouges s'est attaqué à la question de l'esclavage en particulier dans sa pièce de théâtre, écrit en 1784 : Zamore et Mirza ou l'heureux naufrage.

« J’ai commencé à lire le livre de Joëlle et je ne l’ai plus quitté jusqu’au dénouement tragique de cette jeune provinciale du 18e siècle (on dirait aujourd’hui la France profonde) qui vécut un destin exceptionnel eu égard à son sexe et à son époque. […]
Adulée par les hommes de son époque, mais haïe également pour ne pas être restée dans les limites assignées aux femmes par les penseurs révolutionnaires (cela a légèrement changé depuis 1968 et " encore "), elle nous émeut et nous passionne ! Merci Joëlle ! »
Catherine Bloch, décembre 2008
www.magazette.fr

     
   
   
   
 

   
 
   





Photos : Antoine Kahn