Vendredi 29 mai 2009 à 15h00

Conférence / débat

« Les résistances à l'esclavage »

Invitées d'honneur :

Maryse CONDÉ
Françoise VERGÈS

Un partenariat CPPME, Lectures du Monde, Margose Festival

   
   
   
   
 
Quelles réponses donner à la question du « KIDNAPPAGE - KIDNAPPING »
qui a précédé les Résistances à l’Esclavage ?

Résistances à l’Esclavage ou Abolition de l’esclavage ?

Les Résistances poétiques à l’Esclavage.


Espace Aimé Césaire

Studios DECANIS
22, avenue de Saint-Barnabé
13004 MARSEILLE
PAF : participation aux frais libre
Renseignements : 06 74 19 33 60 / 06 19 92 32 78
   
 
  Françoise Vergès  
   
  Docteur en sciences politiques (université de Berkeley),
professeur à Goldsmiths College, (université de Londres), direction culturelle
de la Maison des Civilisations et de l’Unité réunionnaise (CMUR)
     
 
Les domaines de recherche de Françoise Vergès sont les suivants : Discours, eprésentations et Idéologies de la race ; Humanitaire et Droits de L’Homme ; Idéaux, Discours et Origines hilosophiques des théories de l’émancipation coloniale ; Discours et Politique des mouvements anti-colonialistes ; Histoire de la psychiatrie coloniale, les politiques de réparation, et les rocessus et pratiques de créolisation dans les mondes de l’océan Indien, la muséographie ans une société post-coloniale.
De 1979 à 1983, elle est éditrice du journal Des femmes en mouvement, puis de la collection « Des femmes de tous les pays » de 1981 à 1983. Elle effectue de nombreuses missions pour la défense des droits de l’homme en Union soviétique, au Salvador, au Panama et au Chili. En 1983, elle part aux États-Unis pour douze ans et y obtient un doctorat.
   
 
Depuis plusieurs années, elle collabore à des événements culturels et d’art contemporain : Latitudes (2003), Une agora réunionnaise (2003), Documenta 11 (2002) ; aux films Frantz Fanon, Black Skin, White Mask (1996) et Noirs (2006), au projet MCUR. Elle a dirigé plusieurs équipes de recherches de plusieurs autres fondations : A Corridor of Cities (2002-2004), Cartographie d’une zone de contacts (1999-2001). Elle est membre du International Advisory Board, Prince Claus Fund.

Parmi ses ouvrages et contributions les plus récents  : De l’esclavage au citoyen, avec Philippe Haudrère (1998), Monsters and Revolutionaries. Colonial Family Romance and Metissage (1999), Abolir l’esclavage : une utopie coloniale. Les Ambiguïtés d’une politique humanitaire (2001), Amarres. Créolisations indiaocéanes, avec Carpanin Marimoutou (2003), et, avec Nicolas Bancel et Pascal Blanchard, La République coloniale, essai sur une utopie (2003). S’y ajoutent Nègre je suis, Nègre je resterai. Entretiens avec Aimé Césaire (2005), La Mémoire enchaînée. Questions sur l’esclavage (2006), qui a reçu le prix Françoise Seligmann contre le racisme, Nègre. Négrier. Traite des nègres. Trois articles du Grand Dictionnaire universel de Pierre Larousse (2007), et, avec Nicolas Bancel et Pascal Blanchard, La colonisation française (2007), Oronoko, Prince, rebelle et libre. Paris, La Bibliothèque (2008). Les Guerres de mémoires. La France et son histoire. Enjeux politiques, controverses historiques, stratégies médiatiques, sous la direction de Pascal Blanchard et Isabelle Veyrat-Masson, Préface de Benjamin Stora, La Découverte, 2008.

Le 13 février 2008, Françoise Vergès, qui en assumait la vice-présidence, a été nommée Présidente du comité pour la mémoire de l’esclavage en remplacement de Maryse Condé.
     
     
     
     
 

Maryse Condé

     
  Écrivain, professeur émérite (université de Columbia)
Marraine d'honneur du Collectif PACA pour la Mémoire de l'Esclavage

Photo : Jacques Sassier
Editions Mercure de France
   
 

Maryse Condé est née le 11 février 1937 à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe), dans une famille de huit enfants.
A l'âge de 16 ans elle quitte la Guadeloupe pour poursuivre ses études à Paris, et obtient une licence ès lettres modernes à la Sorbonne.
En 1960, elle épouse Mamadou Condé, un comédien guinéen qui tient le rôle d’Archibald dans la pièce de Genêt, Les Nègres, qui est alors l’événement théâtral de Paris. Elle part ensuite pour l'Afrique, où elle enseignera pendant douze ans dans le secondaire (Guinée, Ghana, Nigeria, Sénégal).
De retour en France, elle démarre en 1972 sa carrière d'écrivain, avec notamment des pièces de théâtre et des ouvrages sur la littérature antillaise. En parallèle elle prépare une thèse de doctorat en Littérature comparée à la Sorbonne : Stéréotype du Noir dans la littérature antillaise.
Elle enseigne ensuite à l'université (Paris VII-Jussieu, Paris-Nanterre, Paris-IV Sorbonne).

En 1976 elle commence à écrire des ouvrages de fiction, et publie deux romans inspirés de ses expériences en Afrique, Hérémakhonon (1976) et Une saison à Rihata (1981).

     
  Son troisième roman, Ségou, est un ouvrage en deux volumes (Les Murailles de terre, 1984, et La Terre en miettes, 1985) qui franchit « les barrières inaccessibles jusqu’alors aux auteurs caribéens ou africains du succès commercial », selon les termes de la revue Notre librairie. Traduit en douze langues, Ségou clôt le cycle de son œuvre consacrée à l’Afrique.
   
 

Maryse Condé est invitée à enseigner aux Etats-Unis en 1985 et y fonde le Centre des études françaises et francophones de l’université de Columbia.
En 1986 elle retourne dans son île natale, qui lui inspire d'autres romans comme La Vie scélérate (1987) et Traversée de la mangrove (1989).
Remariée avec Richard Philcox, traducteur de nationalité britannique, Maryse Condé vit aujourd'hui entre New-York et Paris.
Elle a été promue Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres en janvier 2001.

De 2004 à 2008, elle préside le Comité pour la Mémoire de l'Esclavage, créé en janvier 2004 pour l'application de la loi Taubira qui a reconnu en 2001 l’esclavage et les traites négrières comme crimes contre l’humanité.

En mars 2009, Maryse Condé soutient moralement les actions du Collectif Paca pour la Mémoire de l'Esclavage en acceptant d'en devenir la marraine d'honneur.

Maryse Condé a reçu entre autres distinctions littéraires :

Le prix Alain Boucheron du grand prix littéraire de la femme pour
Moi, Tituba, sorcière de Salem en 1987.
Le prix de l'Académie Française pour
la vie scélérate en 1988.
Le prix Puterbaugh, pour l'ensemble de son oeuvre, en 1993.
Le prix Carbet de la Caraïbe pour
Désirada en 1997.
Le Prix Marguerite Yourcenar (décerné à un écrivain de langue française vivant aux USA),
pour
Le Cœur à rire et à pleurer en 1999.
Le prix Tropiques pour
Victoire, des saveurs et des mots en 2007.
Le Trophée des Arts Afro-Caribéens (catégorie fiction), pour
Les belles ténébreuses en 2008

   





Photos : Antoine Kahn