AGENDA 2015 du CPPME  
     
  Thème : Au nom des pères : la mémoire et l'oubli...
« Les enfants de Kounta Kinté »
 
     
Jeudi 7 Mai 2015 à 18h30
Le Comité Mam'EGA, Couleurs Cactus, le CPPME, Mamanthé et Plis Fòs 13 vous invitent à une rencontre littéraire avec l'écrivaine Martiniquaise Geneviève  LAFONTAINE,
autour de son roman "La vie crisocal"
Rencontre littéraire animée par Ali Babar Kenjah
Au Manifesten
13001 Marseille
L'auteur nous offre , avec  humour et générosité, une charmante promenade à travers la Martinique du siècle dernier...
Plus d'infos
 
     

Dimanche 10 mai 2015 à 17h30
Le Préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Préfet des Bouches-du-Rhône,
Le Maire de Marseille,
Le Président du Collectif PACA pour la Mémoire de l'Esclavage,
vous prient de bien vouloir assister dimanche 10 mai 2015 à 18h00
à la Cérémonie Officielle Commémorative de la Journée Nationale des Mémoires de la Traite, de l'Esclavage et de leurs Abolitions
Quai d'Honneur, Vieux-Port
Face à l'Hôtel de Ville
13002 Marseille

Au nom des pères : la mémoire et l'oubli...
« Les enfants de Kounta Kinté »

« Ces têtes que nos père avaient courbées jusqu'à terre par la force, pensiez-vous, quand elles se relèveraient,
lire l'adoration dans leurs yeux ? Voici des hommes noirs debout qui nous regardent. » Orphée noir, Jean Paul Sartre

Au commencement était le verbe. Le pouvoir appartient à celui qui nomme. Celui qui est nommé en est la créature.
« Comment t'appelles-tu ? » n'est pas « comment t'appelle-t-on ? ». Kounta Kinté n'est pas Toby et nous sommes ici au coeur de la tragédie historique : le second a été torturé et supplicié pour effacer le premier de sa mémoire. Pour, ainsi dire, faire du même un autre. En vain, car il a été de la plus haute résistance pour les esclaves nègres déportés aux Amériques de conserver leur mémoire africaine :
le maintien camouflé de leur humanité en dépendait...
La hargne du système colonial esclavagiste à dépouiller les déportés africains de leur nom est d'une importance stratégique pour sa viabilité. L'esclave est dénommé, puis renommé par son maître ; il a donc bien un nom, un nouveau nom. Mais il n'a pas de nom de famille, ou par défaut et à jamais, celui de son maître (ce que dénonçait Malcom X). Car de même que l'esclave femelle est une proie sexuelle pour le maître, l'esclave mâle n'est pas destinéà fonder une famille. Pour la conservation du système, il ne faut surtout pas qu'il puisse incarner le Pater Familias, une figure du Pouvoir réservé à l'homme blanc. Seuls les humains ont une famille, à l'exclusion de toute chose, bien meuble ou bétail... Avoir une famille, c'est pouvoir la défendre, c'est devoir l'éduquer ; hors le Nègre n'est « fait » ni pour avoir, ni pour pouvoir, ni même pour devoir. Le Nègre est produit pour la docilité, il est fait pour obéir et se taire. Or le patronyme, la cellule familiale, le clan renvoient universellement à un rapport au territoire préfigurant l'unité de base politique du royaume ou de la nation... Dépouiller l'esclave de son nom, lui ôter son identité et sa mémoire, le choséïfier , c'est achever de le couper de son réseau primaire de solidarité... Lire la suite

 
     
   
     
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Photos : Antoine Kahn